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Ce site internet est en cours de construction. Son accessibilité (visuelle ou autre) n’est clairement pas au point. Je vous présente d’avance mes excuses sur ce point.
Crédits photos :
La plupart des portraits que vous trouverez sur ce site ont été réalisés par Léa Saint Martin, avec qui j’ai le plaisir de travailler depuis bientôt 3 ans. Vous pouvez retrouver l’ensemble de son travail sur Instagram.
© 2025-2026 Ethel Pety. Tout droits réservés.
Ce soir, ça fait 5 heures que je vais dormir dans 5 minutes – mais – vas savoir – mon corps terreur d’éteindre le moteur
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Je me déleste de ce qui lui appartient – et je brûle les liens – comme une montgolfières
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aujourd’hui, jour un d’un moi orange et flamboyant – alors que cette couleur me tais-rit-fiait
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Et j’ai jeté les cendre dans l’Isère – pour une fois, pas la scène – j’ai murmuré « je lui rends la violence, j’abandonne la souffrance qui me reliait à lui, je pars ». Alors qu’il m’interdisait de partir, je pars. Alors qu’il me l’interdisait -implicite- avec les mots « abandon – terrible – violent » je pars. Et les cendres sont descendues lentement, portées par le vent, comme une nuée de paillettes qui s’éloignent – enfin libre maintenant qu’elles sont cendre – et se dissolvent dans les revers de l’eau du fleuve. J’ai libéré les cendres et rompus le liens.
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Et j’ai clamé mes vers sur la place déserte et sous les réverbères – mes vers rêves bazard de sors trans en transfert mes vers cnidaires que j’apprends à connaître sur le bout des doigts
il était vingte et une heure et je mastiquais les mots en faisant les cents pas – au cent-unième, serein.
j’avais graille un bout d’espace sonore
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Et j’ai pris du recule et mes médicaments
-Virtuose, ça pourrait être le nom d’un sucre-
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-voyage en train visage tiré – j’ai essayé de lire – deux choses se rongent se battent et se démangent -l’apaisement trouvé disant – je ne lis plus- et l’envie de graille les idées les concepts – d’agir
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ma voix sur ces cordes – j’y crois – we’ll see
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Pendues au téléphone – démêler les sanglots au peigne des mots –
aujourd’hui il n’y a plus les danaïdes de Marcel qui se transmettent les urnes des sons
les sons se portent seules au fond du tonneau et ressortent – comme le cycle de l’eau et la pluie et l’evaporation et les napes freatiques – parfois les mots se tapissent dans un creux de réseaux
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message a l’équilibre funambule – pour un envoie automatique en cas de retour du cyclone El Sash,
J’ai trouvé une voix hors du vortex ou je ne serais pas avalé
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Sur scene sans être – dissociée
hier j’ai tremblé – Mesnêstrel
et ma méduse n’est plus qu’a moi –
arrachés, tout les résidus de lui
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Nouveau projet : écrire un livre à quatre mains
« Remettre les choses à l’endroit: le chemin tortueux pour que chacan retrouve sa place »
et : le chemin de mon atelier d’écriture « écrire la colère » se tisse et s’imprègne comme l’eau érode déforme les pierres
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Nos émotions, c’est de l’essence. Si on fait pas gaffe et qu’on craque une allumette au mauvais moment, on se crame.
Mais si on apprends à en prendre soins, on fait cramer le capital et on alimente nos moteurs militant.
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jour de creux, parfois –
ce soir la j’ai appelé celle – lest à lâcher
sur le balcon dans les douleurs, j’ai attrapé froid et fier de moi
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grappiller des bouts de bitumes urbain – ma voix sonne creux au milieu de la fontaine sèche – j’ai pris des bus et regardé la route craquelée recollée avec quelque chose de gluant comme du fioul – tout ça pour du pardon – heureusement que je n’avais pas dormi, sinon j’aurais fait tout sauf pardonner – mais la mi-léthargie a marché
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Hier,
J’ai été assertif. J’ai sertie ces longues heures en creux de nuit de mes mots, de mes limites et de mes refus.
grave hier gravier on dirait grappiller
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anamorphose – morphé anar
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Je viens à l’instant de finir ma lettre aux parents de la mandarine suintante –
comme un savon surgra, les mots sur le papier, décrocher les derniers suc gluants que sa pourriture avait infiltré sous mes ongles
il n’y aura bientôt plus
de résidu âcre
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hier j’ai appris à signer le mot – autiste-
l’indexe et le majeur des deux mains qui détournent le regard pendant que les yeux du crânes flottent dans le vide
c’était délicat
et heureux, comme moment
c’est la mère d’Orelle la Gréfière qui m’a montré toute sourire
-elle avait été, d’après Orelle et son frère, très touchée de me voir signer mes applaudissements – en secouant poignets et phalanges
je me suis senti moi seul à m’agiter comme ça, et je crois que, ça vaut la peine
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Ce soir j’ai vu le mérou du seul en scène – avec, au pieds, les ballerines-sabots élégance robuste en plate-forme et similiqueer-
Ces chaussure je les avais acheté en mai et sous emprise il y a un ans
Et quand il me tenais le bras je titubais et trébuchais
C’était ça, il semble, son soutien moite de radiateur
Mais ce soir les chevilles ne vacillent pas, le sol ne se renverse pas,
Le ciel ne me tombe pas sur la tête.
C’est fini
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et le vortex cyclone est revenu me frôler – putain mais foutez moi la paix -cette fois elle s’appelait Expérience de Mort Imminente
À mon grand désarroi, oui, je traîne les violences qu’on m’a imposé dans mon système nerveux comme des boulets partout où je vais.
j’en tremble fébrile et je tangue, donc, non, je ne les laisserais pas m’arrêter, déjà qu’ils enrayent,
et je ne vous laisserais pas m’ecarteller sous prétexte que vous voulez bien faire et m’aider en prenants ces boulets.
pour aider quelqu’un qui est attaché, on force la serrure ou on brise la chaîne.
tirer de toutes vos forces sur les boulets ça ne fera que me démembrer
et l’apaisement que vous en tireriez ne vaut pas mon système nerveux en lambeaux
alors, E.M.I., El Sash,
on la ferme.
et on me laisse respirer
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j’ai rencontré Axell l’axolotle de plastique pastel au détour d’une déprime
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entre deux livres extrêmement bien reliés, j’ai glissé un CD des L5
Elles Failles Vindicatives
d’une adolescence que je n’ai pas eu
parceque j’étais encore enfant
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La mer du collage constelle le carrelage du sol de mon appart – les images des écailles phosphène au dos de quêtes
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elle a sonné a ma porte – de ce son atroce et gresillant- et puis elle m’a tendue cette clef d’intrigue et USB
J’ai lu et puis j’y ai noué un cordon de coton
plein de questions en pendentif
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s’efface se confond s’enchaîne s’infuse dans le sommeil morne et pâteux les souvenirs de dimanches
Et j’ai rangé encore, tetris de contre-entre-anthropie
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océ et moi sur le carrelage -disséquer la violence
on trace piste isole ce fil conducteur ou ce courant
« Pertinent » et « Proportionnel »
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et j’ai saisis des portraits
de calcifer-accolyte
que j’ai affiché juste au dessus
de calcifer vitro-céramique
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Hier c’était le 18 juin
un ans plus tôt, exactement
j’envoyais valdinguer l’hôspital – avec mes pinces coupantes et les grondements de mon ventre
je coupais les barreaux
Hier,
au parc Clémenceau
j’ai escaladé la grille
moov d’ado
Il y a un ans l’évasion de l’emprise
aujourd’hui escalade – mouvement libre
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et ce mercredi 18 juin,
au par Clémenceau
inter-orga de soins – je me sens
à ma place
e s p o i r
le lac à peine gelé – metamorphe – glisse vers le béton
même si pour l’instant, il reste fin et fragile
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c’est trajik et terrible et je vais mourrir
: j’ai écrit
j’ai peur panik des serre de l’inceste que je sens sur mon coup : Tu el.
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On ne construit pas un château fort sur un château de cartes
et si je suis fragile c’est une absence de fondation, pas de corps
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i love the Rain – dans sa voix
Je suis couvert de perles – ses cils de mascara
concert et pourtant – je ne meurs pas
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et puis Luciole et Val dans un bar vide et rire philo sirop regards bière
»boire un coup« mais je ne meurs pas
ils sont loins les com’ap et la mob
moi je suis enfin là
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et la nuit à parler
océ-luciole-val
le lever du soleil – rose –
être lesbiennes ensemble sans les carcans et les regards
douleurs chroniques au cube – le rythme du temps s’aligne à la tachycardie orthostatique
le tram du petit matin au soleil de 8h
.
comme quand j’etait sur la route du collège
mais je ne suis plus ni seul, ni un enfant
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adieux hestia
et si t’as
gardé quelque chose de moi, cette fois
ne me le rends pas
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enthropie antropy entropie aenthropy entre et tant pis
anthrobazar
et toujours ranger entre
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sont – ils humains sont est as passé ma porte
j’ai les chevilles qui lâchent -elles ont le vertige depuis le hauteur de mes sable sabots
j’ai un corps tout
dysloqué
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et puis j’ai vu Léna la mauve crever la scène – c’était slay
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aujourd’hui j’ai dis cette choses terrible :
mes paires de talons sont plus prises en compte que mes douleur chroniques
c’est un peu pour cela que je les aimes autant – avec des aiguilles au pieds plus personne ne s’étonne que je sois lent que je tâtonne que je vacille
mais les aiguilles sous les pieds je les ai aussi en rangers, entre l’os et la chaire du talon, en plein dans le nerfs
quitte à voir mal, à être lent et sur les nerfs, autant que ce soit bruyamment – en claquant sur le bitume,
et clairement – sans un doute au creux visqueux de leurs regard
et de plus haut encore, toucher le sol et puis le ciel, au moins, même si j’ai mal
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creux croix crevasse craque crisse
je corps qui s’écrase dans une sieste de cinque heures
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je viens de passer 10 minutes, dont six en contact, avec ce lépidoptères translucide qui sur ce fond de terre de sienne a l’air mauve – comme le plus beau feutre pinceau sur le papier blanc glacier des carnets dans l’enfance
c’était âpres avoir vu le cyclone El sash sortir pieds nus s’étirer au soleil
c’était après savoir remonter les rues lourdes de bitumes chauffées
c’était avant d’avoir dansé
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et puis j’ai glissé des paillettes sur mes cernes et de l’enthousiasme en baume sur mes lèvres et j’ai rejoint océ dans l’antre queer carré madré
(et sur le quai du tram, j’ai rembarré mon premier pendard. J’mérite un badge)
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par dessus l’bastingage on m’a balancé – dans la fausse face à eux – balbutie baliverne –
l’ ennorme monstre et la chose ratatinée veulent baver le seum – barrage qui craque – aussi facile à retenir qu’une avalanche
et dans les flaque de vase après le déluge, je trouve le corps-cadavre qui était sous ma peau quand j’avais 15 ans – le lencinent isolement
déchire
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À R G
Temps bouillis saveur canicule, cognition mijotée
comme des ramènes instantané
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et j’ai tisser de nouveau, plus biscornu cette fois, et moins hostile
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valentiole qui m’acceuile – la joie les mots et ce quelque chose de cinématographique – les couleurs de LaLaLand
hope, cette chanson de l’album jaune criard de mon adolescence
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Réceptacle émotionnel et objet à orgasme
Viols émotionnel et charnels
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aujourd’hui j’ai déballé la robe de mariée de guimauve et de perles, et puis
le plan de bataille pour faire face à mamie
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au revoir juin,
à l’an prochain
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