Accessibilité :
Ce site internet est en cours de construction. Son accessibilité (visuelle ou autre) n’est clairement pas au point. Je vous présente d’avance mes excuses sur ce point.
Crédits photos :
La plupart des portraits que vous trouverez sur ce site ont été réalisés par Léa Saint Martin, avec qui j’ai le plaisir de travailler depuis bientôt 3 ans. Vous pouvez retrouver l’ensemble de son travail sur Instagram.
© 2025-2026 Ethel Pety. Tout droits réservés.
Avoir cet espace qui enflé au creux du ventre
Comme une bulle s’abesence et de douleur qui traverse et dévaste
Je collapse
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Martial sur les marche du space opera montpelliérain, on se prends aux rembardes, on raconte,notre première entrevue au bib ; trois tombes ; et une nuée de perles de bois répandue sur le sol
Et aujourd’hui, j’en ris
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et puis, ventilateur neuf atterri dans ma vie via la rue, avec l’éventuel retour de la messagerie
je crois que j’ai trouvé une pierre
pour construire ma communauté de quartier
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et si chaques jour j’existe a contre courant, à la tourbe je me suis senti être.
einfach da sein.
plus trans au milieux des cis
plus handi au milieu des valides
plus ace au milieu des allo
plus masse graisseuse sexualisé dans une mer de torses plat
Simplement être là
torse apparent et sans masques
simplement être là
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El le vent et les fissures
Chaussures motif journal sillouhette d’aventure ; et ce micro talon de l’ecuyer
Fenetre, demi porte à vitre et à reflets – forme courbe
Fenetre – rebords acceuil – corps
Routine en idée pure – bien plus de temps en matière altèré
Mais
Comme de la fluidité
Et je balance mes jambes au 3 points cardinaux d Archibald
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la rue donne et donne et donne
puis, parfois
la rue prends
au hasard d’une allée d’un détour d’une fatigue
je suis triste mais
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Comme si j’étais adulte
Je discute d’acheter milles et milles capsules de metal
Pour y capter des images
Comme si j’étais adulte et quand j’étais enfant je pense que ce serait exactement ça
Acheter des quantités phénoménales de choses fabuleuse
Et comme un grand dragon européen, tout garder précieusement
Je vais devenir Smoke
Mais ce ne sera pas des pièces d’or sous mes écailles
Ce sera des badges
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et aujourd’hui, j’ai raccordé l’électricité à la terre par le cuivre
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éclipse de lune
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et les visages et les présage et le orages s’enchaînent
quelque chose de serein enlace cette angoisse absolue
absoute – cristaux de soude
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l’aube m’a pris par la mains avec ses cheveux d’or et m’a fait valsé dans le soleil – et c’était si
pulpe de clémentine fraîche et pétillante
souvenir texture peau –
sur le chemin du cinema aux aire d’opéra – cramoisi d’or et de vieux cadres
elle est sublime ma merveille de vermeille
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do – la voix
sur une note grave, d’un pas léger
et la mains dans celle d’alba –
j’emprunte la voix des corps et concordances
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Bords de l’aise
Dans ces bras
-un barrage –
Écrin éclôt de faune et de photosynthèse
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Sûr- charge
Je suis un circuit électrique qui n’est pas raccordé à la terre et qui n’est pas ouvert
Le premier qui me touche il est mort foudroyé
On m’a fait sentir toute ma vie que je suis sûr – sage
Mais les courants électriques qui passent par ma viande qui pense
Hyperactive –
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prendre la route et emprunter la voix
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Et pour pouvoir accrocher mieux aux barres de metal de voltige –
Sur mes mains la rosée chimique
Qui laisse cette texture de velour
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le lampadaire hanté grésillé scintille et puis s’éteint lorsque tu passe – et quand ton corps s’en éloigne, il se rallume, à nouveau stable
ce lamparaidre à détecteur de mouvement est agoraphobe – et il ferme les paupières – fort fort
a chaques présences
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La louve rentrant les crocs m’a dit voir la bulle
Ael a vu
Le calque
Et en a fait quelque chose de beau et de précieux
Ce soir la j’étais seul sur mon calque mais vu par d’autres corps
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Askip, je suis kapla shiny – présent trouvé sur le chemin d’une vie
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Et puis espace fabuleux qui révèle – être
Vu comme
Ce que je suis
Et pas, et plus,
Cette viande de femme
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Aussi, les araignées ont plein d’yeux
Et moi, j’aime les yeux
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Nuit d’une veille de révolution sans sommeille
-rêve et évolution de nos systèmes nerveux-
Je serais pas sous les gaz lacrymaux mais je prends quand même soins des glandes lacrymales
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bulle de reel lila et de soleil en automate
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10 septembre – la première pierre d’une révolution –
Juxtaposé – j’ai
Juste refait ma teinture
Et exploré la com’
; cette aprem « à cet autre brouillard »; cette nuit noces hetero et l’air de rien;
Lui à genoux et elle qui l’enlace et les applaudissements là où, quelque heures plus tôt, la lacrymo
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La D.A. par-soleil – mes reflets dérisoires d’auto
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et comme un sentiment d’être à ma place – fragment d’AG ou je suis entouré
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les grands pans de tissus blanc noués à mes hanche comme une armure de papiers et de plis – j’ai passé les deux heures complètes là bas –
il y a un ans le pull trop chaud les murs trop jaunes et les corps trop proches mais aujourd’hui
je suis là, les pieds au sol, les racines plantées
et je choisis de vivre
et de ne pas tuer
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puis je ris et je parle et je ris et je parle – comme c’est naturel quand les voix des emprises s’éteignent
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hier matin, j’ai rencontré – ressource- cellui sans nom encore
cellui qui a préservé la structure et l’intégrité
du bourdon perdu sur le bitume
je lui ai donné un immense feutre bordé d’or et une cape lourde et longue de velour noir pour envelopper
plus tard
je lui donnerais un nom
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sentir dans mes entrailles cette certitude qui roule – c’est dans les bras d’adelphe que je me suis blotti –
et même cette culture crasse de l’inceste en pensée intrusive ne peux pas détruire cette alliance d’acier trempé et de béton armé
Dans nos étreintes je suis moi, dans mon corps. Et je m’enfuirais plus.
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ce matin, j’ai pas choisi la vie.
Administricide entre les murs de Paul Valéry
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cette histoire d’inceste qui m’infeste et me retourne le cœur les ongles et les entrailles, j’aimerais, quand même
j’aimerais la démêler la dire la laver
au savon de Marseille
j’aimerais dire et puis, j’aimerais guérir
j’aimerais n’avoir jamais été touché – même
même si c’était que par des mots
j’aimerais qu’ils et elles ne m’ai jamais touché ni broyé mon ego
et je porte le poids encore de leurs sales regards -glauques et sculpturaux- sur chacune des étreintes que j’engage avec mes adelphes
comme une intoxication au plomb dans les veines de mes Shema neuronaux
« Tu devrais savoir séduire, même ta sœur »
« Et sans sexe pas de valeur »
moi, même atomes par atomes si il le faut, j’enlèverais leur plomb et leurs mots
Et ce sera lent et ce sera lourd
mais les étreintes sans plomb sont à portée de paume
et je saurais un jour, au creux de ma mains – tenir cette guipure secure
platonique – iels disent –
ça me plaît bien
pluton
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Et ce dimanche de septembre enfin
Je l’avais écrit lors d’une de mes pires et mes premières insomnies de presque adulte
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hier au creux d’un parc – j’ai rencontré enfin celleux que je cherchais depuis tellement longtemps –
les handi les adelphe les tordus les creeps les cringes et les claqués
quelque chose dans mon ventre à redémarrer
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et si, peut-être, en fait,
je devrais lui laisser de l’espace – n’écrire qu’une fois qu’iel l’aura fait ?
erreur de strat entre autiste, heureusement j’ai craqué – iel aussi laissait l’espace
serment que l’on préféra prendre, un peu, d’espace
plutôt que de se planquer dans les peurs
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j’apprends à faire moins, pas mieux, à faire mouelleux – alors je produit pas
je regarde le soleil se déplacer et puis je réalise ce rituel fou qu’est la routine
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sur les tables de cette cafétéria aux grandes baies vitrée les perles filent entre mes doigt et les mots filtrent par mes lèvres – la machine à espoir est en route
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hier soir, face à l’assemblée générale, j’ai dis les mots
inceste et les autres
puis – peur peur – j’ai tourné le dos
il paraît que les mains ont formé un nuage de mouvement pour accueillir
tellement de doigts qui se secouent sur les marches de l’opéra moderne
tellement de doigts qui s’agite et s’aiguise pour aller gripper les rouages de l’inceste
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j’ai pu me blottir dans le dos de la lune et sentir ses doigts dans mes cheveux
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et puis la dame blanche sans genre a accueilli mes pattes d’arachnydaire entre ses plumes pour m’emmener voler
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J’ai senti les poumons de la louve gonfler comme une montgolfière contre mon torse – c’était comme une caverne de confiance qui m’ouvrait sa porte – ces cavernes de chaleur enveloppante tapissés de mousse de velours et de voix
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et pour la première fois depuis 3 ans,
j’ai pris le temps
de regarder le soleil
passer par chez moi
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doux-sœurs sor-cieres
nos trois corps
nos voix cor
grave rauque roc
-tout sauf glauque-
guérire et gravir et graver
comme le roulement des pierres dans le ventre de la terre
magma miel
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L’histoire racontée par les noms des réveils sur les cellulaire
Et les fautes de frappe
le rassemblement au tubulaire administratif qui stagne là depuis 3 ans
Et puis, les médicaments
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dans mon ventre – gravé – cette certitude racine et ce mystère ancré
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j’ai trouvé dans cet espace aux néons grésillants
la barre de terre de mon cuivre survolté
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sur le retour de mon atelier d’écriture
je vois cette lumière orange qui perse de mon chez moi
et je vois
le dos de la louve enrobé de feuilles ocres – platanes automne
pour la première fois
il y a une lumière qui m’attends chez moi
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et dans mon foyer la chouette s’est nichée -épuisée d’avoir fendu l’air dans ses vêtements blancs-
blottie contre la louve et moi
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tout ces personnes sur qui on pleure sont d’excellents story telleur – tellurique mais vocabulaire
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Cette image au cœur de la nuit
Au coins de ma rue
Il est assis sur un tabouret, torse nu
Une bougie à la main
La lumière chaude vacille et tout autour est bleu
Son comparse dans le dos, dégaine sa tondeuse
Et ce moment – queer et clinquant
Il y aura des cheveux demain matin sur le bitume
Il y aura des cheveux et cette image dans ma rétine
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L’histoire racontée par les noms des réveils sur les cellulaire
Et les fautes de frappe
le rassemblement au tubulaire administratif qui stagne là depuis 3 ans
Et puis, les médicaments
Les rendez vous des anciens amour,
Les médecin,
Les colis
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aujourd’hui est de ce vert pale pastel – le shweps mon haut a bretelle mon sac a dos camouflage et le soleil sur les culture par la vitre du train
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bulles sur le divan de metal au soleil dans la serre-gare
etape sur mon trajet
moment vécu
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J’ai vu un bus avec comme headline « amigo » en lettres de led orange
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le vampire d’émotion ne craint pas la lumière – il agit en plein jour – il geint et gémit à ta place
regarde comme j’ai mal de ta douleur,
Regarde comme je souffre, empathe que je suis
le vampire d’émotion gonfle et gonfle de ce que tu ressens, de te sucer le sang, puis il prends
toute
la place
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j’aurais jamais mon permis de conduire – et j’aurais perdu depuis longtemps mon permis de coudre, si c’était en vigueur –
conduite à risque
pieds au plancher, on as appris les virages en les loupant
et à suivre les gentilles lignes blanche en les évitant – autant, autant que possible-
et pourtant le pieds sur l’accélérateur de mon engin à coudre, sur le plancher de ma chambre, en trois jours, 16 heures de coutures
et plusieurs mettre de biais
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je ne suis pas -bucolique sorcière du thé et des rivières –
sorcière – je le suis ferroviaire –
là bas
je connecte mon corps au monde
là bas, j’enchante, j’ensorcelle et je ressource
les wagons bringballant sont mon univers, et les gares sont mes temples
je les emmène avec moi jusque dans mon tracé sédentaire, et j’y retourne dès qu’épuisé
ferroviaire – batterie solaire – sorcière du sud et du chemin de fer
vibre valdingue et vogue
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il y a dans les entités électriques qui entourent ma vie :
le train
et
la machine à coudre
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dans ce creux de parc et de badge mania – j’apprends que martial a parlé de moi – à celui phosphore de la mer des tropiques –
je suis
cellui qui accroche les perles
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dans la diagonale j’ai vu successivement «Renoir » glauque et badant,
et « Rambrant »
qui fini sur cette scène ou ce corps minuscule face à une vague-montagne-volcanique-scélérate dis ce mot, ce mot qui a tout changé –
« Ce mot, c’est l’humilité »
« L’humilité »
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j’aimerais savoir me lever avec le soleil – en attendant j’en rêve
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hier, j’ai voulu rompre le dernier liens avec le radia-gadiateur
alors j’ai pris le train
mais ce n’était pas suffisamment loins
alors j’ai marché
vite – point de côté – ecoeuré
puis j’ai ouvert la boîte des douleurs
et j’ai rincé les perles sur le liens dans la mer
sel dans sel – rouillé débrouille
j’ai pris un temps pour me trouver – un temps lavande froid vivant –
et puis sur un parking face a la plage j’ai rompu le liens – comme dans les films les colliers de perles
il y en a eu partout de ce plastique chargé sur ce parking éclairé à l’électricité
il y en as eu partout et maintenant
c’est fini
j’ai jeté le bocal avec le verre
enterré le couvercle avec la rouille pour qu’elle finisse de ronger et de nettoyer
puis j’ai marché – fourbu épuisé gelé –
jusqu’à ce bus sauveur qui m’a comme soulevé et ramené dans mon lit – à croire que mes efforts ont été vus
dans ce bus
sous mon siège
la chaleur du moteur
j’y ai rôti mes pieds et séché mes chaussette
du sel dans les cheveux j’ai remonté la mediterranee jusqu’à ma chambre
et j’ai peint
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à cette question pourtant simple et absurde : j’ai enfin une réponse
pervenche.
et toute ses nuances
ma longueur d’onde préféré s’appelle pervenche, elle est logée entre le Lila et le lavande,
et elle est celle de cette merciel que j’ai rencontré dimanche dernier
dimanche pervenche
per vincerer
pervenche vaincra
l’effroi de l’hiver
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la porte grince –
dévers et guingon
dée
dévergondée la dégonflée en sortie de gons
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sur le carrelage de la salle de bain – c’est au calcaire que le pigment s’accroche
sur le pavé trempé – seule rédemption dépeinte à la « grande peinture »
l’acrylique
dégouline
sur le gré
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silence dans le dojo – et mon bras suis ma jambe sans un mot – trois fois – sursaut –
je suis de l’autre côté
je ne sais pas toucher le corps des autre mais j’envoie le miens – loins – en voltige d’escargot
une larme seule sur ma joue puis mon corps seul dans la rue – tout en fantôme de mes vêtement d’aïkido
j’ai dansé et je me suis trouvé
puis
j’y suis retourné.
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