¿ L’arscene ?

L’Arscène est mon personnage drag, et,  à travers cette pratique artistique vaste qui chez moi associe l’écriture, le maquillage, la création de costume, la déclamation de textes, la scénographie et l’installation, il me permet de me raconter, d’essayer de capter ces choses terrifiantes qui assaillent et chiffonnent. 

Iel est cette présence hypothétique dans les instants où je suis seul détenteur de la vérité

 – l’Arscène disrupte et interfère-

 joue avec la vérité comme avec un chapeau que l’on porte ou exporte. 

J’ai débuté en 2022 une formation au Mo.Co, beaux arts de Montpellier, que je n’ai pas pu achever faute d’accessibilité ; la pression constante me dévorait. 

En 2023 j’ai décidé de vivre à mon rythme, c’est à dire à celui de ma neurodivergence et de mes douleurs chroniques. C’était un naufrage, de devoir accepter de renoncer à mes études, et à la possibilité de la vie d’une personne « valide ». Mais ce naufrage a fait naître un apaisement qui m’a permis de rencontrer la scène : où je performe mes textes, et l’Arscène qui me permet de savoir pour qui – pour quoi j’écris. 

Mes textes et le personnage de l’Arscène existent au sein d’un projet multi-disciplinaire, qui inclut un travail de collection d’objets et de matériaux en tout genre, un travail de recherche esthétique et plastique autour de l’idée de costumes et d’objets-outils qui permettent de raconter des histoires et un travail de documentation photographique pour construire, à terme, des éditions thématiques qui restituent ces différentes recherches. 

Le fil conducteur de ces différentes expérimentations est un travail militant et intime, vis à vis de l’identité queer, handicapée, asexuelle, mais aussi de l’identité tout court, celle qu’on recherche et qui s’échappe, fluide. Le travail sur ces identités marginalisées passe aussi par des portraits en creux ou en filigrane, ceux dessinés par les violences.
-Violences validistes (oppression des personnes handicapées), transphobes, queerphobes, intracommunautaires, ou culture de la sexualité omniprésente – 

Aujourd’hui, ce projet global prend la forme d’une multitude d’entités qui se lient, se délient et se relient, puis progressivement tissent des fragments d’histoires et de récits. 

Lantiponne donc :