franken-fringues et la(r)me en cage

C’était en juin de l’an vingte-quatre

Ce soir il pleut des cordes à mon cou 

Le pavé mouillé c’est marrant 5 minutes

Je n’ai pas pu sortir – lame en cage (r)

9 ans,

Elle avait dit «réviser tout les deux ans », la dame

On l’a pas fait,

9 ans plus tard elle me claque entre les doigts,

Coma, on sait pas si elle va s’en sortir

« On ne retouche pas une vera wang, on se retouche pour une vera wang. » (cf « meilleurs ennemies », chef d’œuvre du septième art /s)

Elle m’a claqué entre les doigts juste après le combats acharné de la matière contre cette idée

Cette idée qu’il vaut mieux me ratatiner pour rentrer dans mes pantalons et compresser mes organes plutôt que de respirer

« Parceque quand même ce serait la moindre des choses que 5 ans plus tard je rentre encore dans du

14 ans. »

Eh bah j’ai envoyé valser les pantalons taille 14 ans, je les ai décousus, démantelés, complètement, pendant des heures, il y a du fil partout sur le plancher,

J’ai tout remodelé -franken-fringue-

À la dernière couture elle m’a claqué entre les doigts

Les rouages de la machine à coudre grippés par l’anorexie

  • elle se faufile partout celle la-
  • elle a pas du kiffer que je la vire de mes jeans-

Bref, double K.O., pas de vainqueur :

J’aurais plus les intestins compressés – Ethel mène de 1 a 0

mais ma machine est dans le coma – l’anorexie égalise, 1 a 1

Lantiponne donc :