
Tordre un petit bout de fil de fer et lui donner en corps, ça remonte au creux de mes entrailles et de mon ennuis adolescent
Et aujourd’hui je tords et tords et tords jusqu’à ce que les fils rompent ou qu’ils forment des présences – c’est devenu machinal et puis – crash –
j’ai acheté une poupée
puis une autre
et deux semaines plus tard le carton des poupée en caoutchouc était descendu de l’armoire
je me suis usé les doigts sur ce crâne de poupée pêchée (aux canard) dans une enfance de quelqu’un d’autre – chaque fil de cheveux un brin de fer que j’ai planté
c’est la première que je dépose ici – inachevée pour archive – mais vraiment pas la dernière
dans cet album de mon enfance – Tournicotte c’était un brin de fils de fer venue rompre la solitude d’un artisant
Moi aussi bidouiller des poupée ça a été ma bouée pour me sentir moins seul.e
aujourd’hui j’aimerais bien réapprendre à jouer avec l’enfant que j’ai été


Lantiponne donc :