
Depuis quelque années, à quelques jours du nouvel an, je file sans faute à la remise – grande fripe au carrelage blanc et néon grésillant – pour saisir une ou deux robes de soirée, à paillettes ou moirée. Ce sont ces étoffes, je crois, qui pansent l’enfant blessé que j’ai été.
-Mes rêves c’était les crinolines et relief, la dentelle et le flou des foulard et puis ce souvenir limpide d’avoir cru inventer dans mon sommeil le fraise vanille de Wishing and Hoping
ce fragment c’est presque le premier disque de m’a médiathèque mémoire extraite de film
et cette superficialité méprisable de la robe-de-mariée-de-soirée qu’on m’a fait sentir dès le plus jeune âge, elle m’habite.
De celles de Funny face à celle de la reine des sylvidre dans Albator, en passant par chacune des comédie musicale et aristocratie fantaisique : je ne me sens jamais si bien que blotti dans cette toile cinématographique de silhouettes et de textures.
Ce 3 janvier 2025 : je suis tombé face a la merveille bouffante et chamarrée que mes yeux de marmaille auraient dévoré d’envie
Elle est polyester mauve et froncé froissé – reflets- l’idée pure ou presque de robe de demoiselles d’honneur, mais mieux encore : dans la succursale de la fripe au carrelage et au néons – j’ai trouvé la parure d’acrylique qui lui était assortie,
Je les ai réunies.
il y a comme un goût de destin dans cette robe et ces perles
- par leurs adelphité à ce satin sirène restée, comme un phosphène, gravé dans ma mémoire et ma rétine



(Julia Robert dans le mariage de mon meilleur ami quelques minutes à peine après les souhaits et l’espoir de Wishing and Hoping),
- Et par ce Lilas qui me hante – la sociere que je façonne pour un moment encore (pour broyer un jour de sa main dans ma main de silence de l’inceste et de cette marraine la fée des lilas qui n’a rien protégé
Bref : j’ai trouvé un rêve en armure de satin polyester et perles d’acrylique
et il résonne et remémore

Lantiponne donc :