
le navire sur le pavé du port – pas de Hambourg mais presque
pas luisant ni mouillé mais des airs de cette scène de Narnia ou la tempête sors du cadre et trempe
c’était à sete la première fois que j’y ai mis les pieds et puis
y’a ce texte écrit au lycée qui remonte encore – il remonte toujours
Je suis enrhumée de larme
À force de pleuvoir
-j’ai l’esprit ivre-
Je tangue
-Trois mats a la démarche vacillante, l’esprit éteint par le liquide ambré-
Le bois navigant est ivre du sel de la mer
Du sucre de la cane
Et le rhum et les larmes
Éternuent
Une fièvre s’ empare
L’esprit brumeux
Le grand départ
Une voix s’enroue
-Il n’y a pas de roues, pourtant, sous les coques marines-
Une noix, une roue
Et l’ivoire cervelas, du fruit sec et gras
Le noyer tangue
La voile s’enroue, tendue a la plus haute branche
Mat de fortune,
L’océan se noie dans les montagnes
La haute mer nous guette, amère
Retenue par les seuls
Frontières
Fièvres fourbes
Je suis enrhumé de larmes et l’amar est largué :
J’erre

Lantiponne donc :