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Bouteille à la Mer

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Ou l’importance de reconnaître nos violences 

Cette fois je ne parlerai pas de celles qu’on/ je vis : mais de celles qu’on exerce. 

Le système dans lequel on évolue est violent, et il est construit pour perpétuer les violences. 

J’ai grandi dans ce système comme la plupart des gens. 

Et j’ai beau vouloir et travailler à déconstruire tous les biais que j’y ai appris : je ne suis encore qu’au tout début d’un long chemin. 

Alors je vais – on va- être violent parfois. 

Parce que je suis blanc et enfant de prof, j’exerce des violences racistes et classistes. 

J’ai beau être handi trans et queer : j’ai des mots et des comportements validistes transphobes et queerphobes. 

Parce que mon expérience de personne handi/trans/queer/ n’est pas celle de toutes les personnes handi/trans/queer, et parce que ces comportements violents sont parfois intériorisés. 

Et c’est loin d’être ok toute cette violence 

Donc je veux travailler sur tout ça, encore et encore. 

Si j’écris ça, c’est pour expliciter que je veux savoir. 

Je veux savoir quand je suis violent, que ce soit par maladresse, par ignorance, ou sans explication. 

Je veux savoir pour réparer ce qui peut l’être. Et pour apprendre. Pour travailler à réduire au maximum les violences que j’exerce.  

Même si on ne se connaît pas, ou mal, je veux savoir. 

Particulièrement si je suis dans une position de pouvoir (par exemple si je suis plus âgé, ou si j’appartiens à un groupe dans lequel tu viens d’arriver / n’es pas intégré) je veux savoir. 

Même s’il ne s’agit « que » d’un léger inconfort, même si tu n’es pas bien sûr de si c’était une violence : je souhaite le savoir si tu te sens d’en parler 

Et tu as le droit de demander à un intermédiaire de m’en parler (tout n’a pas à venir de toi).

Mon besoin de savoir ne doit pas être une pression / un poids, mais une porte ouverte. 

Une porte ouverte que tu peux choisir d’emprunter ou non. 

Une porte ouverte que tu peux indiquer à une connaissance en commun, à un de tes proches, à un intermédiaire, etc. 

Et bien sûr une porte qui reste ouverte aux personnes qui n’ont été « que » témoins de violences que j’ai exercées / que j’exercerai plus tard, qui reste ouverte aux personnes qui ne sont pas en première ligne de la douleur. 

Si tu es témoin ou blessé par des mots ou des comportements violents que j’ai eus, et que tu trouves un moyen de me le faire savoir : je te serai reconnaissant. Parce que tu me permettras d’apprendre, de comprendre mon erreur / ma violence, et parfois, quand c’est possible, de faire ce que je peux pour atténuer les douleurs et réparer ce qui peut l’être. 

Dans la suite de ce texte, je vais partager les indications qui pourront au besoin aiguiller sur comment m’indiquer les violences que j’ai exercées, et les questions pratiques liées à ça. 

Pour finir : une citation de  Alice Manuel Lopez Djebli, qui m’a marquée et que j’ai envie et de conserver. Pour m’en rappeler aussi souvent que possible. 

« Prenez soin de celleux qui en on besoin. Ça peut vous inclure vous-mêmes, mais faites attention à ne pas prendre soin de vous au point d’en devenir violent.e.s.

Si vous êtes jamais triste, il y a un problème. 

La vie n’est pas faite de bonheur continu. Si ça  arrive, il est possible que vous viviez dans une illusion, et il est possible que quelqu’un soit entrain de payer pour que se maintienne votre illusion. » 

En cas de violences 

Ce texte a pour but de faciliter le fait de me mettre au courant de violences que j’exerce.

il s’agit d’aiguillages, mais le plus important si vous décidez de me contacter, ou demander à un intermédiaire de le faire, c’est que vous soyez le plus à l’aise possible. 

Dans une démarche qui vise à me mettre au courant de mes violences, mon confort n’est pas à prendre en compte : je vous serai reconnaissant si vous le faites, mais je ne vous en tiendrai évidemment pas rigueur si vous n’y arrivez pas. 

Voici les aiguillages en question : 

Si c’est possible, 

Partage ton expérience en commençant par mentionner ce texte : ça me permettra de situer plus radidement le contexte et d’avoir une meilleure réaction. 

Pour pouvoir réagir de mon mieux, j’ai besoin qu’il soit précisé dans le message 

1- si une réponse est attendue, ou non. 

2- le délai dans lequel cette réponse est attendue (urgent = 1 semaine, normal = 1 mois, pas urgent = plusieurs mois) 

Si tu es témoin ou intermédiaire : 

Je te serais très reconaissanx si tu pouvais envoyer ton message entre 10h et 20h ( je suis plus apte à réfléchir quand je suis reposé) 

Je prendrais 2h par semaine, – à priori, une heure le vendredi et une le dimanche, mais ça peut varier- pour lire, appréhender, répondre lorsque c’est possible / souhaité par l’interlocuteurice, et commencer à travailler / réfléchir pour ne pas reproduire cette violence.

Si d’autres éléments me viennent, je les préciserai en commentaire de ce post. 

Processus de réparation : 

Je suis volontaire pour m’engager dans tous les processus de réparation qui me seront demandés / proposés, et je m’engage à en faire une priorité (c’est à dire que je dégagerai le temps nécessaire le plus rapidement possible pour m’impliquer dans ce processus, bien qu’il faille prendre en compte les variations de mon état physique -maladie et douleurs chroniques- dans mon efficacité et ma disponibilité : par exemple, si je ne peux pas sortir de mon lit, je ne pourrai pas effectuer de rencontres irl). 

Je souhaite aussi faire de mon mieux en fonction de l’énergie que j’ai pour prendre le rôle de médiataire / intermédiaire lorsque ce sera nécessaire ou que ça me sera demandé. Je vais donc faire de mon mieux pour me former en autonomie avec les ressources que j’ai réunies, et que je continue à chercher. 

Grace au texte « Le mal est fait  » ecrit par Tad Hargrave (texte qui a d’ailleurs beaucoup joué dans la rédaction de ce texte), du zine le village, J’ai compris la distinction entre un groupe et une communauté : 

un groupe, c’est juste un ensemble de personnes, la ou une communauté, c’est un ensemble de personnes qui traversent des conflits et travaillent  à leur résolution afin de construire un espace où ne plus être seul. 

J’aimerais vraiment pouvoir participer à transformer les groupes dans lesquels j’évolue en communauté.

Accessibilité :

Ce site internet est en cours de construction. Son accessibilité (visuelle ou autre) n’est clairement pas au point. Je vous présente d’avance mes excuses sur ce point.

Crédits photos :

La plupart des portraits que vous trouverez sur ce site ont été réalisés par Léa Saint Martin, avec qui j’ai le plaisir de travailler depuis bientôt 3 ans. Vous pouvez retrouver l’ensemble de son travail sur Instagram.

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